Une production accrue a permis de couvrir la demande en viande de la population res-tée en Suisse. La consommation en dehors de la maison ayant fortement diminué en 2020 en raison du coronavirus, on a beaucoup plus cuisiné chez soi. Au total, la con-sommation de viande sur le territoire a augmenté de près de 5600 tonnes par rapport à 2019.

Les événements de 2020 ont montré que sur le marché de la viande, production et transforma-tion doivent et peuvent adapter l’offre à la demande.
Le confinement au printemps et les restrictions imposées en fin d’année ont également eu des répercussions sur la quantité de viande disponible. La fermeture du secteur gastronomique a entraîné la disparition d’un canal permettant d’écouler habituellement 50 % de la viande pro-duite. Au printemps, les importations ont été suspendues pendant un certain temps afin de soutenir la production indigène, et la viande issue de la production nationale a été congelée afin d’alléger le marché. Au mois d’avril, la quantité de viande disponible, notamment de boeuf et de porc, était plus faible que l’année précédente, mais elle a de nouveau augmenté en mai. Au total, en 2020, la production de viande de volaille et de porc a été supérieure à 2019, alors que celle de viande de veau et de vaches de fabrication a reculé. On a en revanche abattu plus de génisses, de taureaux et de boeufs. La part indigène est restée constante, avec 81 %, et la quantité de viande disponible de toutes les espèces affichait +1,3 % par rapport à l’année pré-cédente.

Préparation de viande à la maison
«Restez à la maison» était le mot d’ordre pratiquement toute l’année, et la population moyenne restée sur place, avec ses besoins en approvisionnement, était 1,7 % plus impor-tante que l’année précédente. La fréquentation des restaurants était restreinte, beaucoup de gens ont passé leurs vacances en Suisse et n’ont pas pu faire d’achats au proche étranger, d’où une hausse des ventes de denrées alimentaires dans le commerce de détail.
Au cours de cette année extraordinaire, on a cuisiné et mangé davantage de viande chez soi. Or, pour ce faire, des sortes et morceaux de viande différents de ceux consommés à l’exté-rieur ont été achetés. Les transformateurs et le commerce ont dû adapter leurs canaux de vente et la gamme de produits à la nouvelle demande observée dans le commerce de détail. Pendant le premier confinement en mars, avril et mai, les ventes de viande hebdomadaires moyennes dans le commerce de détail ont augmenté d’une manière significative par rapport à l’année précédente. Rapportées aux types de viandes, les ventes hebdomadaires moyennes de viande de volaille fraîche, notamment, étaient supérieures en avril et en mai de près de 300 tonnes par rapport à 2019. Les ventes de viande dans le commerce de détail ont augmenté de 11,6 % au total, et celles de poisson ont même progressé de 18,3 %

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L’intérêt pour des recettes et des conseils de préparation s’est également vu au nombre de lec-teurs des recettes à base de viande disponibles sur viandesuisse.ch. Les visiteurs étaient quatre fois plus nombreux à chercher une recette en 2020 qu’en 2019. Outre les conseils de préparation, des informations sur la production et la transformation de la viande suisse ont également été fournies, favorisant ainsi l’estime à l’égard de la production indigène.


D’autres informations sur les statistiques relatives au marché de la viande sont disponibles sur le site Web de Proviande.