C’est ainsi qu’une équipe de chercheurs irlandais a constaté que la moyenne des facteurs d’émissions de gaz à effet de serre par les animaux de pâture s’avère nettement plus basse que les chiffres avancés par le GIEC, le Conseil mondial sur le climat. D’autre part Frank Mitloehner, Professeur en zootechnie de l’Université de Californie, allège le fardeau de la branche carnée. Il a expliqué que l’étude de 2006 que cite volontiers l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) tient compte, pour le calcul de l’impact environnemental de la production de viande, de l’ensemble des facteurs, depuis la production d’engrais jusqu’à la culture de fourrages, alors que pour les émissions du trafic on ne tient compte que des gaz d’échappement des voitures, avions, etc., une fois terminés, en oubliant de compter les émissions produites par la fabrication de ces moyens de transport ou par l’entretien des routes, etc. Cette erreur a maintenant été corrigée.

 

Le GIEC attribue 41% des émissions d’azote à l’urine et aux déjections des animaux de pâture, alors qu’en fait elles ne représentent que 23%. (Photo: pixabay)